
SOLIDAIRE AVEC LA PALESTINE
31 JANVIER 2026 | LA FABRIEK (BXL)
Conférences | Concert |DJ set |StandS associatifs
Tous les bénéfices seront reversés à unity4gaza pour aider les familles palestiniennes
Parce que lorsque l’on dispose d’une audience, qu’elle soit de 300, 3 000 ou 30 000 personnes, il devient impossible de prétendre à la neutralité face à un génocide. Parce que se taire n’est jamais une absence de position, mais bien un choix. Et ce choix, nous refusons de le faire au prix du silence.
La culture, la musique, les événements publics ne sont pas des espaces à part, détachés du réel. Ils sont traversés par les mêmes rapports de pouvoir, les mêmes injustices, les mêmes violences que le reste de la société.
Penser que la culture serait un refuge neutre, universel et apolitique, c’est passer sous silence sa dimension profondément politique, tant dans ses modes de production que dans ses effets symboliques et diplomatiques.
Organiser un événement culturel, c’est toujours proposer une vision du monde. Ce sont les artistes que l’on programme, les valeurs que l’on défend, les partenaires que l’on accepte, les conditions d’accès, les prix des billets, la manière de produire, de consommer, de gouverner.
Ce que l’on choisit de faire, et de ne pas faire, est politique.
À l’heure où Israël commet un génocide dans la bande de Gaza, parler de génocide culturel peut sembler secondaire. Pourtant, la destruction de la culture est l’un des moyens les plus efficaces d’anéantir un peuple. Détruire un patrimoine, ce n’est pas seulement raser des bâtiments : c’est effacer des récits, des mémoires, des transmissions, des identités.
Effacer l’autre passe aussi par la destruction systématique des bibliothèques, des musées, des centres culturels, des lieux de culte, des sites historiques et des archives. À Gaza, cette destruction est massive et documentée. Rien n’est épargné.
Depuis 1948, la dépossession culturelle accompagne la violence coloniale. Des milliers de livres et de documents palestiniens ont été pillés, confisqués, classés comme « propriétés des absents » et rendus inaccessibles aux Palestinien·nes. En les privant de ces archives, on prive un peuple de sa capacité à raconter sa propre histoire, à transmettre sa mémoire, à affirmer son existence.
Mais le génocide culturel ne vise pas seulement les lieux. Il vise aussi celles et ceux qui racontent, qui écrivent, qui témoignent, qui transmettent. Les journalistes, les écrivain·es, les poètes,les artistes, les intellectuel·les sont directement ciblé·es, parce qu’ils et elles portent la mémoire, la parole et le récit d’un peuple. Dans la nuit du 6 décembre 2023, le poète, écrivain et professeur Refaat Alareer a été tué lors d’un bombardement israélien ciblé. Enseignant passionné de littérature, il formait de jeunes écrivain·es gazaoui·es. Il laisse derrière lui des poèmes, mais aussi toute une génération de voix qu’il a contribué à faire émerger.
Le génocide culturel vise à faire disparaître la Palestine non seulement de la terre, mais aussi de l’histoire.
En réalité, le peuple palestinien résiste par tous les moyens à l’anéantissement voulu par Israël. Malgré l’occupation, malgré l’exil, malgré la destruction, les artistes palestinien·nes continuent de créer, d’écrire, de filmer, de danser, de jouer de la musique. Dans ce contexte, créer n’est jamais neutre. C’est un acte de résistance, un geste de survie, une affirmation d’identité.
Être reconnu·e comme artiste palestinien·ne suffit déjà à affirmer une vérité politique fondamentale : la Palestine existe. À travers la culture, les artistes font vivre d’autres récits, loin des clichés et des discours dominants, et inscrivent la Palestine dans le monde sous un autre visage. Là où l’art devient mémoire, chaque note, chaque image, chaque mot devient un acte de résistance.
Mais le génocide perpétré aujourd’hui à Gaza rappelle avec violence que, sans solution juste et durable, le risque d’une disparition forcée demeure.
« Pour écrire une poésie qui ne soit pas politique,
Je dois écouter les oiseaux,
Et pour écouter les oiseaux,
Il faut que cesse le bruit des bombardiers. »
Marwan Makhoul, poète palestinien
EN PRATIQUE
📆 Samedi 31 janvier
📍La Fabriek - Rue de la Petite-Ile 1A - 1070 Anderlecht
🕒 Ouverture des portes : 16h
L’intégralité des bénéfices sera reversée à Unity4Gaza, pour soutenir l’accès à l’eau, la nourriture, les soins médicaux et l’éducation dans les zones les plus touchées.
Illustration : Manon Brulé
PROGRAMMATION
BILLETTERIE
L'événement est complet. Merci pour votre incroyable engouement !




















