Détour vers le futur !

CAMPAGNE 2021

« DÉTOUR VERS LE FUTUR! »

Ensemble, traçons les contours d’une société plus juste, durable et à notre image !

 

Ensemble, traçons les contours d’une société plus juste, durable et à notre image ! 

En 2020, la Belgique est touchée par une pandémie mondiale. Pendant plusieurs mois, tout est à l’arrêt. Le monde se fige de peur face à ce virus mortel et inconnu. Pendant 1 an et demi le pays est à l’arrêt par peur de mourir ou de faire mourir. Nous avons arrêté de nous voir, de fêter, de nous organiser, d’imaginer, d’inventer, de nous cultiver, de nous rassembler. 

Ce sont les mêmes logiques d’avant la crise qui ont été utilisées pendant la crise pour la gérer. 

Alors que le gouvernement tente d’endiguer la pandémie, les personnes précaires sont devenues encore plus précaires. Malgré le fait que la sécurité sociale ait été détricotée ces dernières années, c’est elle qui a permis à notre société de ne pas sombrer. Mais tout un pan de la population active, en dehors de la crise, est exclue et se retrouve sans rien du jour au lendemain. Les inégalités se creusent. Plus que jamais, nous devons exiger une justice sociale.  

L’économie industrielle, les centres commerciaux et les multinationales sont dispensées de porter le poids de la crise. Les actionnaires de la grande distribution se goinfrent de profits, tandis que l’on craint pour l’approvisionnement de certaines denrées aux quatre coins du monde. Dans les entreprises, des chaînes de productions entières sont à l’arrêt. Certaines marchandises sont bloquées sur d’autres continents. La mondialisation montre ses limites. Les mesures sanitaires assurent le maintien de l’économie de marché et les privilèges des plus privilégiés. Il est temps d’actionner une relocalisation de l’économie, de l’agriculture et une justice fiscale

Le confinement, pensé par et pour les privilégié·e·s, souligne les inégalités de traitement pour les personnes précaires et non-blanches. D’un côté, dans les quartiers populaires dont la taille équivaut au jardin royal, ce ne sont ni les pelouses verdoyantes, ni les grands espaces qui font loi. C’est la police qui, prête à tout pour faire respecter “l’ordre”, ira jusqu’à commettre l’irréparable. De l’autre côté, des centaines de personnes résident en Belgique et sont privées de leurs droits, parfois depuis près de 20 ans. Voyant leur situation exacerbée par la crise, ces personnes sont mises au pied du mur, la grève de la faim étant leur dernier recours pour l’accès à une vie digne.

La déshumanisation et la répression sont à leur apogée. Aujourd’hui, nous revendiquons une justice anticlassiste* et antiraciste

Pendant ce temps, en première ligne de cette crise, ce sont aussi principalement les femmes** qui se démènent : les principales concerné·es par les métiers du soin, celles·eux dont on restreint les budgets depuis des années et qui avaient déjà tiré la sonnette d’alarme, celles·eux à qui il est demandé ensuite de réaliser gratuitement des masques pour palier aux manquements de nos ministres. Et nous n’oublions pas la croissance des violences conjugales que ce contexte sanitaire à permis. Nous ne nous projeterons pas sans vision féministe*.

Enfin, les personnes déjà invisibles et discriminées dont les représentations peinent à exister car considéré·es comme « marginales » n’ont plus d’espace où exister. Elles sont seules et isolées, face à elles-mêmes. Les réflexions autour des transidentités** et des sexualités sont de plus en plus nombreuses, mais l’isolement, renforcé par le manque de représentation, engendre un réel enjeu de santé physique et mentale pour ces personnes. Nous avons besoin d’imaginer des présents et des futurs Queer** qui donnent toute leur place au-delà des modèles binaires et hétéronormatifs** qui nous enferment.

Si nous n’étions pas prêt·es à faire face à cette crise sanitaire, nous ne le sommes pas non plus pour les crises à venir! Depuis des années, nous peinons à freiner le réchauffement climatique et à prendre de réels engagements permettant un changement de cap global. Des communautés entières sont déjà occupées à y faire face. Nous devons prendre nos responsabilités et remettre au devant de la scène les enjeux de justice climatique.

Enfin, cette crise nous a tous·tes muselé·es, chacun·e de notre côté sans espace de socialisation et la culture a été déclarée comme non essentielle. Les lieux de débats se sont déplacés sur les réseaux sociaux. Cette conséquence est une atteinte au développement de l’esprit critique et à notre capacité à faire démocratie.

À Esperanzah!, plus que jamais, nous voulons faire un détour vers le futur afin de construire un avenir inclusif. Déconstruire les normes qui appartiennent au passé et reconstruire le monde que nous voulons maintenant pour un futur plus juste et solidaire pour toutes et tous. Il est temps d’écrire l’histoire que nous voulons vivre, de se réapproprier nos récits et de passer à l’action!

Alors ensemble, déconstruisons les normes et faisons un détour vers un futur démocratique, social, écologique, antiraciste, féministe et Queer !

LEXIQUE

▶ * les mots du contre pouvoir 
▶ ** Le Glossaire pour tou·te·s de la Rainbowhouse

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